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dimanche 26 février 2017

Les étapes du développement minier et les mesures de contrôle : l'exemple de l'uranium

L’ouverture d’une nouvelle exploitation minière est un évènement! Avant d’y arriver, de nombreuses étapes qui peuvent s’échelonner sur six à dix ans doivent être franchies. Ces étapes, synthétisées dans le tableau suivant, s’enchaînent les unes après les autres, selon un processus décisionnel complexe, basé sur des critères géologiques, miniers, métallurgiques, économiques, financiers, environnementaux et sociaux. Un projet qui franchit avec succès toutes les étapes et qui devient une mine est en fait une exception!


De plus, l’exploitation est aussi soumise à des contraintes économiques et sociales qui peuvent changer la viabilité du projet en cours de route et entraîner une fermeture prématurée.
La mise en place d’une mine comporte trois phases principales : l’exploration, la mise en valeur et l’aménagement (l’exploitation). Chacune de ces phases fait appel à des experts, à des techniques de recherche et à des investisseurs distincts, présente des défis particuliers et comporte différents risques et chances de succès.
L’exploration débute avec l’investigation de vastes territoires, l’identification d’anomalies, la découverte d’indices prometteurs puis la définition d’un gîte minéral. Les travaux et les études s’intensifient aux étapes de la mise en valeur pour confirmer la capacité du gîte à devenir un gisement et à supporter une exploitation rentable et dans le respect de l’environnement et de la population touchée. Dans le meilleur des cas et après nombre d’années d’efforts, la construction puis l’exploitation de la mine peuvent commencer. Quand le gisement est épuisé, la restauration du parc à résidus et du site des opérations s’effectuent de façon acceptable pour l’environnement et la population.

Une industrie très encadrée

Comme toutes les entreprises, les compagnies minières doivent respecter une série de lois et de règlements qui encadrent leurs opérations et qui ont pour but de protéger l’environnement, la santé et la sécurité des travailleurs et du public. Il en découle toute une panoplie de permis et d’autorisations à obtenir. Tout au long du processus, de nombreux organismes de compétence municipale, régionale, provinciale et fédérale auront à être tenus informés, à donner leur avis ou leur accord et à délivrer des autorisations et des permis pour que le projet aille de l’avant, étape par étape. Des mécanismes de consultation des populations locales et des groupes autochtones sont aussi en place et s’appliquent selon l’état d’avancement et l’ampleur du projet et de ses impacts. Ces consultations sont faites suivant des protocoles établis et transparents. La localisation du projet (exemples : milieu urbanisé, terre publique, territoire conventionné, terre agricole, milieu nordique) vient aussi influencer les lois et les règlements à respecter.
Le nombre, l’importance et la complexité des autorisations vont de pair avec les types de travaux, les impacts réels et envisagés. Les principaux règlements découlent de la Loi sur les mines, la Loi sur les forêts (MRNF), la Loi sur la qualité de l’environnement, la Directive 019 sur l’industrie minière (MDDEP), le Règlement sur les effluents des mines de métaux (REMM) et la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST).
Et l’uranium…
Lorsqu’il est question de règlementation, de contrôles et de consultations, l’uranium peut servir d’exemple. Tous les projets portant sur l’extraction et la transformation de l’uranium doivent respecter les lois et règlements qui s’appliquent à tous les projets miniers, mais ils sont de plus soumis au contrôle très strict de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).
C’est la CCSN qui est l’autorité fédérale chargée de réglementer l'utilisation de l'énergie et des matières nucléaires en vertu de la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires. Elle réglemente afin de préserver la santé, la sûreté et la sécurité des Canadiens, de protéger l'environnement et de respecter les engagements internationaux du Canada à l'égard de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Comme l’exploitation minière de l’uranium, un élément naturellement radioactif, est faite afin de produire de l’énergie nucléaire, l’entreprise minière doit demander à la CCSN un permis d’activité nucléaire.
Le Tribunal de la CCSN est indépendant et le seul à pouvoir délivrer un permis d’activité nucléaire. Ses employés (plus de 800) examinent les demandes selon les exigences réglementaires, font des recommandations à la Commission et veillent à l’application de la réglementation et des conditions du permis tels qu’ils sont imposés par la Commission. Ils surveillent de près les sites des opérations et les inspectent fréquemment.
 
Exploration

Pour ce qui touche la prospection et l’exploration de l’uranium au sol, la CCSN précise que ces activités relèvent de la compétence des provinces et elle considère qu’elles ne posent pas de risques pour la santé publique ou l’environnement.
Les compagnies d’exploration doivent respecter les lois et les règlements qui encadrent déjà les travaux liés à l’exploration de toute substance minérale, y compris l’uranium. De nombreuses compagnies d’exploration adhèrent volontairement au regroupement « Environmental Excellence in Exploration » (E3 Mining) chapeauté par l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC). Elles appliquent alors les lignes directrices proposées dans le guide « e3plus » et en particulier celles qui portent sur la protection de l’environnement et des travailleurs. Pour l’uranium, le guide s’inspire de ce qui se fait de mieux en Saskatchewan (premier producteur d’uranium au monde), au Canada et dans le monde.
 
Mise en valeur

L’extraction et la concentration de l’uranium sont rigoureusement réglementées au Canada. Dès qu’un projet d’exploration pour l’uranium passe à l’étape de la mise en valeur et qu’il est question de prélever du matériel radioactif ou d’accéder à une zone minéralisée, l’entreprise doit obligatoirement soumettre une demande de permis à la CCSN avant de commencer ses travaux. Elle doit poursuivre, en même temps, ses demandes pour obtenir toutes les autres autorisations.
La CCSN chapeaute et coordonne alors les activités de nombreux comités et organismes fédéraux et provinciaux dans tout ce processus. Un volet important porte sur l’évaluation des impacts sur l’environnement et sur le milieu social du projet et la tenue d’audiences publiques, souvent communes avec celles d’autres instances. Tous les documents soumis à la CCSN et les activités de la Commission sont diffusés et le public est invité à participer aux audiences.
La CCSN a le pouvoir de donner son accord à un projet ou de le refuser. De plus, le permis d’activités nucléaires est valide pour une période de deux à cinq ans. Le processus d’obtention doit être repris au complet et la compagnie doit prouver qu’elle respecte tous les règlements et toutes les exigences de la CCSN et qu’elle dispose des garanties financières qui permettront la réhabilitation de tous les sites touchés par les opérations. Aucune exploitation pour l’uranium ne peut aller de l’avant sans l’autorisation de la CCSN.

Aménagement et restauration

Lorsque toutes les autorisations et tous les permis sont obtenus et que la CCSN a donné son aval, le projet minier peut passer à la phase d’aménagement et d’exploitation.
L’entreprise devra se conformer en tout temps, pour toute la durée de l’exploitation et bien après la réhabilitation complète de tous les sites touchés, aux ordonnances de la CCSN et de tous les autres organismes.
La surveillance de la CCSN est continue et donne lieu à de fréquentes inspections. La CCSN peut retirer un permis d’exploitation à tout moment lorsque les conditions ne sont pas respectées ou pour toute autre raison qui pourrait mettre en danger l’environnement, les travailleurs et la population. À la fin de la vie de la mine, la CCSN surveille la restauration et la réhabilitation des sites. Si toutes les activités sont conformes, un avis est publié par la CCSN. Le site demeurera encore sous surveillance par la suite.

En conclusion
 
Des activités d’exploration jusqu’à la restauration du site, les compagnies minières (compagnies d’exploration et producteurs) doivent respecter les lois et les règlements en vigueur et souscrivent de plus en plus à une démarche bien encadrée plus respectueuse de l’environnement, de la santé et de la sécurité des travailleurs et en accord avec la participation du milieu dans une optique de développement durable et de responsabilisation sociale d’entreprise. Cette démarche comprend des mesures strictes en ce qui touche l’uranium, qui permettent d’assurer la protection des travailleurs et de l’environnement pour les générations futures.
Dès qu’il est question d’extraire du minerai d’uranium, la CCSN est l’organisme de contrôle qui détient l’autorité d’accorder, sous des conditions sévères, un permis d’activités nucléaires, et ce, à la suite de révisions exhaustives du dossier technique, d’études d’impact sur l’environnement et sur le milieu social et de consultations publiques. Tout au long de la vie de la mine et bien après, l’entreprise est soumise au contrôle de la CCSN.

Source : https://www.mern.gouv.qc.ca/mines/quebec-mines/2010-02/uranium.asp

jeudi 16 février 2017

Le Projet Afrique « Extraction minière » prend de l’ampleur un an plus tard

Le Cap, Afrique du Sud, 8 février 2017 (CEA) – Une concertation à Mining Indaba 2017 a fait retentir un fort appui de la part des intervenants des secteurs public et privé pour le Pacte du Projet Afrique « Extraction minière » du secteur privé.
Le Pacte a été lancé lors de l’édition 2016 de Mining Indaba, où il a obtenu un soutien rapide de l’Association de l’industrie minière de l’Afrique australe (MIASA). Le Pacte vise à combler les lacunes existant entre les communautés minières, le secteur privé et les gouvernements. Il se compose d’un ensemble de douze principes conçus pour offrir une meilleure valeur et des avantages à toutes les parties impliquées. Les gouvernements et les sociétés minières sont encouragés à adhérer au Pacte pour eux-mêmes, en utilisant l'une des nombreuses options de gouvernance souple.
La session spéciale d’Indaba a été créée pour faciliter un dialogue ouvert, guidé par les principes du Pacte, entre les gouvernements et le secteur privé afin d’explorer des domaines de consensus et d’éventuelles situations gagnant-gagnant.
Dans ses remarques de bienvenue, Mme Fatima Haram-Acyl, Commissaire au commerce et à  l’industrie de l’Union africaine déclare :
 « La raison d’être de la concertation de cette année repose fermement sur le fait que le moment est venu de parler sérieusement de la nécessité d’identifier des stratégies et des mécanismes pour promouvoir la valeur partagée et partager ainsi les avantages dans ce secteur ».
Tous les 54 pays membres de l’Union africaine ont adopté le Projet Afrique Extraction minière afin de garantir que les activités minières contribuent à la transformation économique et bénéficient à tous les citoyens africains. Cependant, une bonne mise en œuvre repose sur l’adhésion du secteur privé et d’autres acteurs clés en Afrique, tant au niveau régional que national.
L’ancien Président Thabo Mbeki, invité d’honneur de la session spéciale déclare :
« La vision est importante pour le continent et nous avons besoin de la réaliser ».
Le Pacte du Projet Afrique « Extraction minière » du secteur privé encourage la coopération en tirant parti des avantages commerciaux que le secteur privé obtiendra de la mise en œuvre dudit Projet aux niveaux national et régional. Il vise principalement les sociétés minières, y compris le pétrole et le gaz, les Chambres des mines et d’autres associations minières.
Le Ministre des mines du Kenya, Daniel Kazungu Muzee ajoute :
« Notre nouvelle loi sur les mines reprend largement la Vision de l’Afrique en matière d’exploitation minière. Le Projet Afrique « Extraction minière » ouvre la voie à l’utilisation durable des ressources minérales et à la bonne gouvernance. Pour atteindre cette vision, nous devons retourner au secteur privé ».
Comme l’indique Kaijuka Richard, de la Chambre des mines et du pétrole de l’Ouganda, « ce qui sort de nos ressources doit transformer la société et nous avons besoin du secteur privé pour cela ».
Parmi d’autres intervenants, il y avait l’Hon. Daniel Kazungu Muzee, Ministre des mines du Kenya ; l’Hon. Osheak Tahir, Ministre d’État, Ministère des minéraux, République du Soudan ; Kaijuka Richard, Chambre des mines et du pétrole de l’Ouganda et le modérateur Frank Mugyenyi, Conseiller industriel principal de la Commission de l’Union africaine.
L’évènement a été organisé par la Commission de l’Union africaine en partenariat avec la Commission économique pour l’Afrique par l’intermédiaire du Centre africain de développement  minier (CADM).
source:
http://www.uneca.org/fr/stories/le-projet-afrique-%C2%AB-extraction-mini%C3%A8re-%C2%BB-prend-de-l%E2%80%99ampleur-un-plus-tard

MIASA donne son soutien à la vision du régime minier de l’Afrique (AMV)

(Le Cap, Afrique du Sud) - À la veille du conférence ‘Investing in African Mining’ Indaba basé chaque février en le Cap, l’association de l'industrie minière de l'Afrique australe (MIASA) à exprimé son soutien pour l’AMV pacte avec le secteur privé dans sa réunion le 6 février 2016.
Adoptée par les chefs d'État africains en 2009, la vision du régime minier de l’Afrique (AMV) est une initiative continentale avec le but d’utiliser les richesses minérales afin de stimuler la croissance économique et lutter contre la pauvreté. Plus simplement, l'AMV présente un cadre pour l'exploitation des ressources minérales qui est transparente, équitable et optimale pour soutenir un développement socio-économique en Afrique. Au cours du Mining Indaba, la commission de l'union africaine et le centre africain de développement minier a lancé l’AMV pacte avec le secteur privé, afin d’encourager des sociétés minières de participer dans ce processus. Le pacte de l’AMV a été présenté à MIASA au cours d’une réunion en le Cap le dimanche avant le commencement du Mining Indaba.
Au cours de la réunion, il a été décidé qu'une amélioration des politiques minérales serait nécessaire pour des sociétés minières d’aligner avec la vision du régime minier de l’Afrique. Les rôles du MIASA et le chambre des mines dans la réalisation d’un pacte ont également été clarifiées.
Parlant du pacte, la directrice de la département des programmes spéciaux à la commission économique des Nations Unies pour l'Afrique Mme Fatima Denton a dit: « Cette accord entre des états et des sociétés minières représente une transformation prévue par la vision du régime minier de l’Afrique. Cette transformation a besoin de la participation de tous les acteurs du secteur minier. Nous croyons qu'il est une étape importante pour avancer vers une plus grande collaboration et coordination entre les gouvernements africains et le secteur privé dans la réalisation du développement. »
source: 
http://www.uneca.org/fr/stories/miasa-donne-son-soutien-%C3%A0-la-vision-du-r%C3%A9gime-minier-de-l%E2%80%99afrique-amv

jeudi 26 janvier 2017

Bizarre Discoveries in Mines


12 Biggest Mines


Most Amazing Open-pit Mines in The World


Good Practice Guidance on Occupational Health Risk Assessment

ICMM members are committed to ensure their employees' health and wellbeing and our goal to reach Zero Occupational Harm by, among other things, assessing the health risks in the workplace. The first step is to assess the health risks present in a work environment, identifying all potential hazards and designing control measures to protect the health and wellbeing of workers.
 
A Occupational Health Risk Assessment (HRA) is the structured and systematic identification and analysis of workplace hazards to assess their potential risks to health and determine appropriate control measures to protect the health and wellbeing of workers.
 
The HRA process is a partnership between occupational health advisors, occupational / industrial hygiene advisors, managers and operational staff with each - depending on the circumstances - using their knowledge, experience and skills to support the HRA process.
 
HRAs within the mining and metals sector are especially complex because of the breadth and range of the mining lifecycle, this guide tries to address those complexities and offer guidance on how to tackle them.
 
 
 

Is Mining Important?


mercredi 4 janvier 2017

1-in-200 year events

You often read or hear references to the ‘1-in-200 year event’, or ‘200-year event’, or ‘event with a return period of 200 years’. Other popular horizons are 1-in-30 years and 1-in-10,000 years. This term applies to hazards which can occur over a range of magnitudes, like volcanic eruptions, earthquakes, tsunamis, space weather, and various hydro-meteorological hazards like floods, storms, hot or cold spells, and droughts.

 
‘1-in-200 years’ refers to a particular magnitude. In floods this might be represented as a contour on a map, showing an area that is inundated. If this contour is labelled as ‘1-in-200 years’ this means that the current rate of floods at least as large as this is 1/200 /yr, or 0.005 /yr. So if your house is inside the contour, there is currently a 0.005 (0.5%) chance of being flooded in the next year, and a 0.025 (2.5%) chance of being flooded in the next five years. The general definition is this:
 
‘1-in-200 year magnitude is x’ = ‘the current rate for events with magnitude at least x is 1/200 /yr’.
Statisticians and risk communicators strongly deprecate the use of ‘1-in-200’ and its ilk.

First, it gives the impression, wrongly, that the forecast is expected to hold for the next 200 years, but it is not: 0.005 /yr is our assessment of the current rate, and this could change next year, in response to more observations or modelling, or a change in the environment.
Second, even if the rate is unchanged for several hundred years, 200 yr is the not the average waiting time until the next large-magnitude event. It is the mathematical expectation of the waiting time, which is a different thing. The average is better represented by the median, which is 30% lower, i.e. about 140 yr. This difference between the expectation and the median arises because the waiting-time distribution has a strong positive skew, so that lots of short waiting-times are balanced out a few long ones. In 25% of all outcomes, the waiting time is less than 60 yr, and in 10% of outcomes it is less than 20 yr.
So to use ‘1-in-200 year’ in public discourse is very misleading. It gives people the impression that the event will not happen even to their children’s children, but in fact it could easily happen to them. If it does happen to them, people will understandably feel that they have been very misled, and science and policy will suffer reputational loss, which degrades its future effectiveness.
So what to use instead? 'Annual rate of 0.005 /yr' is much less graspable than its reciprocal, '200 yr'. But ‘1-in-200 year’ gives people the misleading impression that they have understood something. As Mark Twain said “It ain't what you don't know that gets you into trouble. It's what you know for sure that just ain't so.” To demystify ‘annual rate of 0.005 /yr’, it can be associated with a much larger probability, such as 0.1 (or 10%). So I suggest ‘event with a 10% chance of happening in the next 20 yr’.

 
by Prof. Jonathan Rougier, Professor of Statistical Science


source : http://cabot-institute.blogspot.com/2017/01/1-in-200-year-events.html
 

jeudi 22 décembre 2016

Africa Mining Vision

 
The Africa Mining Vision was adopted by Heads of State at the February 2009 AU summit following the October 2008 meeting of African Ministers responsible for Mineral Resources Development. It is Africa’s own response to tackling the paradox of great mineral wealth existing side by side with pervasive poverty.
 
The AMV is holistic. It advocates thinking outside the “mining box”. Accordingly it’s not just a question of improving mining regimes by making sure that tax revenues from mining are optimized and that the income is well spent – although that is clearly important. Rather it’s a question of integrating mining much better into development policies at local, national and regional levels.
 
That means thinking about how mining can contribute better to local development by making sure workers and communities see real benefits from large-scale industrial mining and that their environment is protected.
 
It also means making sure that nations are able to negotiate contracts with mining multinationals that generate fair resource rents and stipulate local inputs for operations.
 
And at regional level, it means integrating mining into industrial and trade policy.
 
Most of all it’s a question of opening out mining’s enclave status so that Africa can move from its historic status as an exporter of cheap raw materials to manufacturer and supplier of knowledge-based services.
 
The AMV is a first and foremost a developmental mining approach that insists that the royal road to growth is through building economic and social linkages that benefit Africa itself.
 

lundi 19 décembre 2016

Innovation in Mining ! Africa 2016

How do you prepare for tomorrow’s mine today?

Improving productivity from market to mine

We believe that to truly achieve a sustainable productivity improvement, an integrated end-to-end business transformation, which can only be achieved through a mine-to-market approach, is required.
We couldn’t understand why miners were not focusing more on this area and so we interviewed global mining executives to get a better view on this. Our conclusion is two key steps that can significantly reduce the integration gap:
  1. Adopting an end-to-end process model approach to the business
  2. Adopting digital strategies to reduce variability in the organization, enhance an end-to-end approach and improve decision-making
To be successful, both steps need to be supported with strong leadership and cultural change.

Productivity #1 operational risk for mining

During the super cycle, productivity fell to its lowest rate in more than 30 years, with the sector focusing on production at any cost because of an unprecedented boom in commodity prices. Productivity has been the number one operational risk for mining companies for the past three years.
Many of the mining executives we interviewed observed a decline in productivity levels as their operations expanded, primarily due to the challenge of managing complexity, compounded by the talent challenge, and lack of appropriate skills development.

Integration gap may contribute to 20%+ productivity loss

While mines were scaled up to maximize production, mine managers were not provided with the tools to manage this increased complexity. The scale of these larger mines and the related complexity resulted in an increased pressure on the functional departments to manage these burgeoning workforces.
A silo mentality has crept into the management of mining companies. We refer to the gap between the creation of silos and the desire to eliminate them as “the integration gap.”
Data indicates that asset productivity has barely changed over this time, and this appears to be the hardest area for the mining sector to increase productivity. We, therefore, looked at how the leading industries, such as manufacturing, have gone about solving this issue.

Miners need to adopt a manufacturing mindset

Having a manufacturing mindset can lead to significant productivity and value creation, and in turn helps close the integration gap. However, mining is not a factory as there is far more variability than a factory environment.
Factors such as weather, ore body knowledge, work conditions and quality of people all impact variability. We don’t have a silver bullet to remove variability. But it is possible to reduce it to a more manageable level and improve long-term productivity.

How do you close the gap?

Increase productivity and the management of variability by:
1. Adopting an integrated end-to-end process model approach to the business:
Process models enable you to be more agile, and with this, the management of variability becomes simpler. A process model is an enabler which can be implemented either independently or with technology.
2. Embracing and implementing a digital transformation:

Effective implementation of technology is slow in the sector and the industry is poorly rated for digital intensity. However, digital can be a key enabler of productivity by enabling more effective loss elimination and execution of operational strategies and plans.


To achieve success in either of these and to ensure that any implemented solutions are sustainable, a focused leadership and cultural change are required.
This can be achieved through the process model approach. This is an element of an operating model informing the business on who is performing the processes, how to measure the performance of each process, what the potential risks are and how they can be mitigated and controlled. It is also adopting a focus on end-to-end excellence. Process models are end-to-end, independent of organizational boundaries and cut across different organizational functions to deliver the desired outcome.

The benefits

Process models are very effective in improving current business operations and establishing a common language across the business, and are often used as a foundation for improvement initiatives.
By integrating our processes, we immediately have greater communication and visibility across the line, which leads to improved and more timely decision-making, and ultimately to improved productivity.
Source: http://www.ey.com/gl/en/industries/mining---metals/ey-improving-productivity-from-market-to-mine#embracing-and-implementing-a-digital-transformation

‘Big data’ on water resources

Two petabytes (2×1015) is a colossal number which happens to approximate how much data has been collected in geocoded form by the Landsat Thematic Mapper and its successors since it was first launched in 1984. In tangible form these would occupy about half a million DVDs, weighing in at about 8 metric tonnes; ‘daunting’ comes nowhere near describing the effort needed to visually interpret this unique set of multi-date imagery. Using the Google Earth Engine, the free cloud-computing platform for big sets of image data which hosts all Landsat data and much else (but not yet the equally daunting ASTER data – roughly a million 136 Mb scenes) the 32 years-worth has been analysed for its content of hydrological information by the European Commission’s Joint Research Centre in Italy, with assistance from Google Switzerland. Using the various spectral characteristics of water in the visible and infrared region, the team has been able to assess the position on the continents of surface water bodies larger than 900 m2, both permanent and ephemeral, and how the various categories have changed in the last 32 years (Pekel, J.-F. et al. 2016. High-resolution mapping of global surface water and its long-term changes. Nature, v. 540, p. 418-422; doi:10.1038/nature20584). The results are conveniently and freely available in their entirety at the Global Surface Water Explorer, an unparalleled and easy-to-use opportunity for water resource managers, wetland ecologists and geographers in general.

Among the revelations are sites and areas that have been subject to gains and losses in water availability, the extents of new and vanished permanent and seasonal water bodies and the conversion of one to the other. A global summary gives a net disappearance of 90 thousand km2 of permanent water bodies, about the area of Lake Superior, but exceeded by new permanent bodies totalling 184 thousand km2. There has been a net increase in permanent water on all continents except Oceania with a loss one percent (note that Antarctica and land north of the Arctic Circle were not analysed). More than 70 % of the losses are in the semi-arid Middle East and Central Asia (Iran, Iraq, Uzbekistan, Kazakhstan and Afghanistan), due mainly to overuse of irrigation, dam construction and long-term drought. Much of the increase in water occurrence stems from reservoir construction, but climate change may have played a part through increased precipitation and melting of high-altitude snow and ice, as in Tibet.

The Aral Sea in Uzbekistan and Kazakhstan has suffered dramatic loss of standing and seasonal water cover due to overuse of water for irrigation from the two main rivers, the Amu (Oxus) and Syr, that flow into it. Note the key to the colours that represent different categories of changes in surface water. (Credit: Global Surface Water Explorer)

Many of the lakes in the northern Tibetan Plateau have grown in size during the last 32 years, mainly due to increased precipitation and snow melt. (Credit: Global Surface Water Explorer)

There are limitation to the accuracy of the various categories of change, one being the persistence of cloud cover in humid climates, another being the sometimes haphazard scheduling of Landsat Data capture (in some case that has depended on US Government interest in different areas of the world)

Source: https://earth-pages.co.uk/2016/12/18/big-data-on-water-resources/

This Video Breaks Down the Earth's Geological History !

From the formation of continents to the creation of mountain ranges, it took Earth a long time to get where it is today. Leave it to SciShow to explain four billion years’ worth of history in less than ten minutes.
 
SciShow squeezes a heap of information on the Earth’s history into a brief, condensed guide, which you can watch in the video above. They break down the basics of how carbon dating works, along with the formation of continental crust and plate tectonics. It’s a great summation of not just the earth’s geological history, but also of how we study it. Check it out above or visit the link below.